Perdre du poids : comment surmonter les 20 derniers kilos ?

Femme en sport s'apprêtant à courir dans une salle de gym moderne

La perte de poids ralentit souvent après une première phase de progression rapide. Les dernières réserves de masse grasse résistent plus que prévu, malgré des efforts constants.

Au départ, certaines méthodes alimentaires ou d’entraînement font des merveilles. Puis, sans prévenir, elles cessent d’agir. Le corps s’adapte, la routine s’installe, et la balance semble figée. Pour continuer d’avancer, il devient nécessaire de repenser son approche, sous peine de laisser place à la lassitude et au découragement.

Pourquoi les derniers kilos sont-ils si difficiles à perdre ?

Atteindre un plateau dans la perte de poids n’a rien d’une surprise pour ceux qui s’intéressent à l’obésité ou au surpoids. Cette résistance, à la fois physiologique et psychologique, s’explique : plus la réserve de masse grasse diminue, plus le corps se montre prudent et économe. Notre organisme, héritier de milliers d’années d’évolution, déploie alors toute une stratégie pour conserver son équilibre interne lorsque l’apport calorique baisse.

En s’installant, le déficit calorique déclenche une cascade d’ajustements. Le métabolisme ralentit, la sensation de satiété s’estompe, et la faim gagne du terrain. Tout cela, sous l’influence de signaux hormonaux, notamment la leptine et la ghréline. En cherchant à aller trop vite avec des régimes restrictifs, on accentue cette adaptation métabolique, et la stagnation du poids devient inévitable.

L’effet yoyo fait alors son apparition, souvent après des efforts trop drastiques. Selon l’OMS, la moitié des personnes ayant suivi un régime trop strict voient les kilos revenir, parfois en moins de deux ans. La masse musculaire peut aussi diminuer rapidement, compliquant la suite du parcours. Préserver sa masse maigre devient alors une priorité pour ne pas se retrouver coincé dans une impasse métabolique.

Le concept de poids durable rappelle que chacun possède un « set point » : ce niveau auquel le corps tend naturellement à revenir. Plus l’IMC de départ est élevé, plus la résistance finale se fait sentir. La volonté se heurte alors à la biologie, dans un bras de fer silencieux mais bien réel.

Comprendre la stagnation : ce que votre corps essaie de vous dire

Le plateau dans la perte de poids n’est pas un mur infranchissable, mais le reflet d’une adaptation remarquable du corps. Quand la perte ralentit, l’organisme ajuste ses dépenses énergétiques et veille à préserver ses réserves de masse grasse. Ce mécanisme se traduit souvent par un métabolisme de base qui se met en veille, brûlant moins de calories au repos.

Mais la stagnation du poids ne s’explique pas uniquement par l’alimentation ou l’activité physique. D’autres éléments s’invitent dans l’équation : la danse hormonale entre leptine et ghréline, la qualité du sommeil et la gestion du stress. Un sommeil perturbé dérègle la production de leptine, amplifie la ghréline, et creuse l’appétit. Le cortisol, hormone du stress, incite le corps à stocker les graisses, en particulier autour de la taille, ralentissant la perte de poids.

Pour faire le point lors d’un plateau, il est utile de s’interroger sur plusieurs aspects :

  • Votre sommeil est-il vraiment récupérateur ?
  • Le niveau de stress a-t-il grimpé récemment ?
  • Votre composition corporelle évolue-t-elle ? Il arrive que la masse musculaire augmente alors que la masse grasse recule, ce qui ne se voit pas toujours sur la balance.

Prendre le temps d’analyser ces signaux permet d’ajuster ses choix. La stagnation n’est donc pas un point final, mais une invitation à mieux comprendre la logique du corps face à un environnement qui change.

Techniques concrètes pour relancer la perte de poids quand tout semble bloqué

Resserrer encore le déficit calorique n’apporte pas nécessairement de meilleurs résultats. Pour franchir ce cap, il vaut mieux miser sur un rééquilibrage alimentaire ciblé : privilégiez les protéines maigres (comme le poulet, les poissons ou les légumineuses) et les fibres (légumes, lentilles, pois). Ce duo freine les envies de grignoter, prolonge la satiété et aide à préserver la masse musculaire, un atout pour poursuivre la perte de poids.

Modifier sa routine sportive s’avère tout aussi payant. Alternez les séances de musculation (pour dynamiser le métabolisme) avec du cardio-training ou du HIIT. Ce mélange augmente la dépense énergétique globale, là où une simple marche ou une course prolongée finit par atteindre son plafond.

Le jeûne intermittent séduit de plus en plus de personnes. En alternant phases d’alimentation et périodes de jeûne, on apprend au corps à exploiter différemment ses réserves. Bien encadrée, cette méthode peut aussi améliorer la sensibilité à l’insuline.

Face à une stagnation persistante, consulter un nutritionniste ou un diététicien reste pertinent. Ces professionnels peuvent aider à identifier les erreurs alimentaires, optimiser les apports en lipides, glucides et eau, et adapter la stratégie pour progresser sans compromettre la santé.

Homme courant en forêt automnale vérifiant sa montre connectée

Garder la motivation et ajuster ses habitudes pour franchir la dernière étape

La ténacité ne se limite pas aux sportifs de haut niveau. Lorsque la perte de poids s’essouffle, c’est souvent dans les détails du quotidien que se joue la suite. Structurer ses habitudes alimentaires et son mode de vie prend alors tout son sens : adoptez des horaires de repas stables, surveillez les quantités, misez sur des aliments à forte densité nutritionnelle. Éliminez peu à peu les boissons sucrées et réduisez les produits ultra-transformés, souvent complices d’une prise de poids insidieuse.

La gestion du stress ne doit pas être négligée. Des taux de cortisol élevés brouillent les signaux de satiété et favorisent le stockage des graisses. Des activités comme la marche rapide ou le yoga contribuent à apaiser l’esprit, tout en soutenant le corps. Quant au sommeil, il influence directement la sécrétion de ghréline et de leptine, ces hormones qui pilotent la faim. Dormir au moins sept heures par nuit reste la règle pour garder un rythme efficace.

Pour renforcer la motivation, fixez-vous des objectifs intermédiaires, concrets et accessibles. Notez vos progrès : tour de taille qui s’affine, endurance qui s’améliore, énergie retrouvée au fil des jours. Ce suivi transforme la démarche en une succession de petites victoires, bien plus gratifiantes qu’un simple chiffre sur la balance.

Voici quelques leviers pour soutenir l’effort au quotidien :

  • Préférez les aliments bruts, peu transformés
  • Pensez à vous hydrater régulièrement
  • Consacrez quelques minutes par jour à la relaxation
  • Offrez-vous des moments de repos pour une meilleure récupération

Atteindre le dernier palier de la perte de poids, c’est accepter de jouer sur plusieurs tableaux, d’écouter ce que le corps murmure plutôt que de s’acharner contre lui. Ce chemin, semé d’ajustements et de patience, révèle plus qu’une simple transformation physique : il invite à repenser ses repères, à écrire la suite avec lucidité et détermination. Qui sait ce que réserve la prochaine étape ?